Cultural Clash, les nomades modernes à Strasbourg

Quelques tentes et trois caravanes ont été installé dans l’hall. Edna Martinez est en train de préparer le repas dans la cuisine improvisée. Diego Vivanco moulinette un guacamole. La Colombienne et l’Espagnol font partie du Cultural Clash Nomade arrivé mardi soir dans la Semencerie, lieu d’exposition et d’ateliers artistiques dans le quartier gare du Strasbourg.

Le projet se compose d’une vingtaine d’étudiants de la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève et de l’Ecole supérieure du graphisme et des arts du livre de Leipzig.

L’idée du projet a été née en 2011 quand deux professeurs, la Chilienne Ingrid Wildi Merino et l’Italienne Alba D’Urbano, se sont rencontrées pour la première fois à Leipzig. Pour les femmes l’art est l’articulation d’un langage esthétique qui est influencé par leurs migrations.

La plupart des étudiants ont également des origines diverses. « Leurs perspectives différentes influencent les œuvres qu’ils créent ainsi que leur choix esthétiques », dit Wildi Moreno. Le mélange des cultures explique le « cultural clash » : qui plutôt pourrait être traduit comme « affrontement ». Dans le cas de ce projet il s’agit plutôt d’un « rencontre paisible  » où les nationalités s’inspirent mutuellement.

« Ce sont les étudiants qui ont proposé une exhibition nomade », confirme D’Urbano. Bien qu’ils soient tous différents ils traitent les mêmes sujets : la migration, l’illégalité, l’asile et l’identité culturelle. Le début et la fin du voyage artistique étaient clair : Leipzig et Genève, les villes où elles travaillent. Après, ils ont choisi Nordhausen, Francfort et Ludwigshafen parce que ce sont des villes où les problématiques de la migration, de l’asile et du nationalisme, voire du néonazisme, jouent un rôle primordiale. « Strasbourg, ville frontalière et siège du Parlement européen, est un symbole de la forteresse Europe », dit D’Urbano.

Chaque étudiant apporte quelque chose à l’exposition : des films, des performances, des installations. Les diaporamas d’Edna Martinez, étudiante en photographie et médias, sont présentés dans une des caravanes. La Colombienne a pris une série d’images de la minorité vietnamienne, des travailleurs immigrés dans l’ex-R.D.A. qui ont dû quitter le pays après la chute du mur. Aujourd’hui ils ont des petits magasins en Tchéquie où ils vendent des produits plus ou moins illégaux.

« C’est une bonne expérience de vivre ensemble », dit Martinez. « Nous sommes un peu comme un œuvre totale » ajoute Alba D’Urbano.

L’exposition se termine jeudi 12 septembre : 11h-22h Exposition à la Semencerie, 18h : Théâtre de Cindy Cordt et Mandy Gehrt, 19h30 : Installation vidéo de Marion Goix dans l’Hall des Chars

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